Gilles est né à Valleyfield, le 5 août 1925. Il est entré au noviciat de la Compagnie de Jésus, le 14 août 1945. Il a été ordonné le 21 juillet 1955. Quatre ans plus tard, il obtient un doctorat en théologie à l’Université grégorienne de Rome. À partir de 1960, il enseigne pendant dix ans aux Facultés jésuites de Montréal et agit comme professeur invité pour diverses universités canadiennes. En 1970, il devient professeur à l’Université Laval, un poste qu’il a occupé pendant vingt-cinq ans.

De 1995 à 2000, le père Langevin a été théologien-conseil pour la Conférence des évêques catholiques du Canada. Il a aussi été membre de la Commission internationale de théologie, du Conseil pontifical de la culture et de la Commission pour les biens culturels de l’Église. Dans son parcours, il s’est intéressé à la christologie, à l’œcuménisme et aux rapports entre culture et foi. Il a dirigé la revue scientifique Science et Esprit, dont la diffusion est internationale, pendant une trentaine d’années. Il a aussi agi comme expert-conseil pour quelque 150 émissions religieuses pour le compte de Radio-Canada.

Lors de la remise de la médaille de l’Ordre national du Québec en 2001 par le premier ministre Bernard Landry, on a souligné son « leadership scientifique » qui a contribué à faire rayonner la FTSR.

Voici un extrait de ce que Présence Information religieuse a recueilli à son sujet: « Pour plusieurs étudiants, le professeur Gilles Langevin a été un maître, indique le professeur Gilles Routhier, actuel doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses (FTSR) de l’Université Laval. Discret et modeste, il savait prendre les débutants en théologie et les élever, avec tact et douceur, jusqu’à la contemplation du mystère de Dieu qui se révèle suivant la même économie, s’adressant aux hommes, comme dit la Constitution Dei Verbum, comme à des amis, les invitant à entrer dans sa communion. »

« Il ne nous entretenait pas seulement de cette manière suivant laquelle Dieu s’adresse à l’humanité, mais il avait lui-même adopté cette manière; il en avait fait sa règle de vie, poursuit l’expert de Vatican II. Passionné d’œcuménisme, il avait fait du dialogue une modalité de la pratique de la théologie. »

Et voici l’hommage que Gilles Mongeau, S.J., lui a rendu dans l’homélie qu’il a prononcée lors de ses funérailles.

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