S’exprimant d’une seule voix en prévision du sommet du Vatican sur la crise des abus sexuels cléricaux, les chefs des ordres religieux catholiques du monde entier se sont excusés auprès des victimes d’abus et ont promis de continuer à coopérer avec le pape François pour construire une « culture de la protection » dans une déclaration commune publiée mardi.

« Nous avons besoin d’une culture à l’intérieur de laquelle les enfants soient appréciés et où leur protection soit promue, dit la déclaration. Nous avons encore besoin de conversion et nous voulons changer. Nous voulons agir avec humilité. Nous voulons voir nos aveuglements.Nous voulons nommer tous les abus de pouvoir. Nous nous engageons à entreprendre un parcours avec celles et ceux que nous servons, en avançant avec transparence et confiance, honnêteté et sincère repentir. »

Le Père Supérieur Général jésuite Arturo Sosa, SJ, participera au sommet à Rome en tant que président de l’Union des Supérieurs Généraux. Lui et ses collègues supérieurs généraux se sont engagés à mettre en œuvre ce qui sera décidé lors de la rencontre. « Une rencontre de trois jours c’est un temps bref, peut-on lire. Toutefois nous croyons qu’avec les vents du changement qui soufflent sur notre Eglise et avec la bonne volonté de la part de tous, qu’on pourra mettre en route des processus importants et des structures de rendre compte responsable, et que ceux déjà existants seront renforcés. »

La déclaration insiste sur l’importance d’implanter une culture de la protection des personnes vulnérables qui doit être au coeur de tout ce que font les communautés religieuses, de la gestion des écoles et des hôpitaux jusqu’à la formation de leurs membres en passant par le soutien spirituel à ceux qui ont été victimes d’abus.

Récemment, les provinces jésuites des États-Unis ont publié les noms de jésuites accusés de manière crédible d’abus sur un mineur ou un adulte vulnérable. Toute personne qui s’est sentie victime d’un jésuite est encouragée à communiquer avec l’un ou l’autre des coordonnateurs provinciaux de la défense des droits des victimes.

Et les supérieurs de conclure: « au moment où commence la rencontre sur la Protection des mineurs, nous demandons pardon à toutes et tous pour nos fautes et nous redisons que nous sommes au côté du Saint Père. Nous nous engageons à travailler avec lui afin que l’Église puisse aller de l’avant d’une manière cohérente, crédible et unifiée, d’une manière susceptible de vraiment guérir, de vraiment se renouveler, avec de nouveaux yeux pour voir et de nouvelles oreilles pour entendre. »

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