Décédé 1 octobre 2013
Exposé samedi 5 octobre
Funérailles samedi 5 octobre à 14h00.
 

 

Le père Jacques Martineau, S.J. décédé  à l’infirmerie de Richelieu, le mardi, 1er octobre 2013, à l’âge de 90 ans, après 67 ans de vie religieuse.

Le corps sera exposé à la chapelle de la Résidence Notre-Dame de Richelieu le samedi, 5 octobre, à partir de 10 h.
Les funérailles seront célébrées le même jour, à 14 h, à Richelieu, par le père Jean-Guy Bilodeau, S.J.
 

Adresse : 460 1e Rue, Richelieu Québec  J3L 4B5
(450) 658-8761

 

 

P. Jacques MARTINEAU, S.J.   (1923-2013)
 
Le père Jacques MARTINEAU s’est éteint doucement au matin du 1er octobre, à l’infirmerie de Richelieu. Il y recevait des soins depuis qu’il avait quitté, en mai 2009, le Centre Vimont pour rejoindre nos confrères malades après la fermeture de la résidence de Saint-Jérôme.
 
Jacques est né à Montréal le 15 avril 1923. Il fit ses études secondaires et collégiales chez les sulpiciens, au Collège de Montréal.  Il entra au noviciat de la Compagnie, au Sault-au-Récollet, le 7 septembre 1946. Après avoir prononcé ses premiers vœux, il suivit  la première étape des études (lettres et philosophie) et il obtint une licence en philosophie en 1951, au Collège de l’Immaculée-Conception. Il fut envoyé en régence au Loyola College de Montréal pour y enseigner le français durant deux ans. Il poursuivit ensuite des études en sociologie à la Catholic University de Washington, dont il avait reçu le MA en juin 1954. De retour à Montréal, il étudia la théologie durant quatre ans au Collège de l’Immaculée-Conception et il fut ordonné prêtre, à Montréal, le 21 juin 1957 par M. le Cardinal Paul-Émile Léger.
 
Après son troisième an, qu’il fit à Decatur (Illinois), en 1958-59, il enseigna la philosophie et la sociologie en 1959-60 à l’Université de Sudbury avant de poursuivre des études en pédagogie à l’Ontario School of Education de Toronto (1960-1962). À son retour à Sudbury, il reprit l’enseignement de la philosophie et de la sociologie tout en travaillant à mettre sur pied une école normale pour les enseignants francophones dont il assumera la direction de 1963 à 1975. Il prononça ses derniers vœux à Sudbury le 2 février 1963.
 
À l’occasion de ses 50 ans de vie dans la Compagnie, le P. Général, qui était alors le P. Kolvenbach, lui écrivit en juin 1996 :
 
L’engagement que vous avez pris dans le secteur de la pastorale, et plus spécialement des Exercices [à partir des années ‘80], a-t-il été un grand changement après les années passées à étudier et à enseigner la sociologie, la pédagogie et les sciences de l’éducation… ?Il s’agissait bien déjà  d’aider des étudiants à grandir ; il s’agissait aussi de former des formateurs… Peut-être faut-il voir dans cet effort de formation le « fil rouge » qui a donné une unité à votre travail apostolique ? Inutile de vous dire combien ce travail de « multiplicateur » convient à un ministère de jésuite.
 
Jacques a été très apprécié comme animateur des Exercices Spirituels et accompagnateur spirituel. Il avait ce souci de bien se préparer avant de se consacrer à une tâche. En témoignent les nombreuses sessions qu’il a suivies, tout au long de ses années d’enseignement et d’activités apostoliques au Canada, aux Etats-Unis, en France et à Rome. Il a toujours été un homme d’étude et un travailleur consciencieux. Le P. Gilles Langevin lui avait rendu hommage avec humour, le jour même de ses 82 ans :
 
Une vie réglée comme du papier à musique… Un causeur au rire sonore et engageant…Un marcheur infatigable en toute saison.
Lui survivent sa sœur Jeannine et son frère Jules, des neveux et des nièces et leurs enfants ainsi que d'autres parents et amis. Le corps sera exposé à la chapelle de la Résidence Notre-Dame de Richelieu, avant le service funèbre qui sera célébré à 14 heures, le samedi, 5 octobre. L’eucharistie sera présidée par  Jean-Guy Bilodeau, supérieur de la communauté de Richelieu.

 

HOMÉLIE DES FUNÉRAILLES DU P. JACQUES MARTINEAU, S. J. par le P. Bernard Bélair, S.J.

Textes : Job 19 1, 23 à 27A; Psaume 41; Jean 14, 1à 6

Frères et sœurs,

Nous célébrons aujourd’hui l’entrée dans la maison du Père de notre frère Jacques Martineau. Jacques a été formé à la spiritualité ignatienne qui en est une d’incarnation, spiritualité qui pourrait se résumer en quelques mots : « chercher et trouver Dieu en toutes choses et aimer toutes choses en Jésus. » Cette spiritualité, notre confrère Jacques l’a vécue en tant que prêtre éducateur et aussi en tant qu’animateur et guide spirituel. Sa mission d’éducateur, il va la vivre à Sudbury en Ontario où il fonde en 1963 une École normale, dont il fut le directeur jusqu’en 1979. Il fut considéré dans son milieu comme un grand éducateur. En 1967, à l’occasion du centenaire de la Confédération, il reçoit la médaille du Canada. En 1973, il est fait « fellow » de l’Ontario Teachers Federation. Il a laissé sa marque dans le domaine de l’éducation dans le nord-ontarien.

En 1979, Jacques Martineau se recycle dans un nouveau champ apostolique; l’animation spirituelle et l’accompagnement spirituel. Pour se préparer à cette nouvelle mission, Jacques étudie en France et à Rome. Il revient au Québec pour y donner de nombreuses retraites et sessions en spiritualité et accompagne aussi plusieurs personnes dans leur cheminement spirituel. C’est ainsi que Jacques Martineau a vécu sa vie de jésuite et de prêtre. Il était un homme de foi et de convictions, mais aussi un gentleman, toujours bien mis et discret.

Les dernières années de sa vie furent marquées par la maladie et la perte rapide de son autonomie. Il s’est éteint tout doucement lundi matin à l’aube.

Comme le saint homme Job que nous avons écouté pendant la première lecture, Jacques avait la conviction que : « son Libérateur est vivant et qu’à la fin, il se dressera sur la poussière des morts; avec mon corps, je me tiendrai debout et de mes yeux de chair, je verrai Dieu. »

La mort d’un proche, nous fait toujours songer à notre propre mort et une question peut surgir en nous; Y-a-t-il quelque chose après la mort ? Cette question est pertinente et nous devons la regarder bien en face. Scientifiquement, nous n’en savons rien. C’est la foi qui nous donne une réponse. La foi qui est confiance en Dieu, abandon à Dieu. Job comme nous l’avons entendu a fait confiance à Dieu au milieu de ses épreuves. Notre confrère Jacques, lui aussi, a fait confiance au Seigneur. Toute sa vie, il a prêché la Bonne Nouvelle du Salut en tant qu’éducateur et en tant que prédicateur de retraites et accompagnateur spirituel.

Saint Jean quant à lui nous invite à la sérénité : « Ne soyez pas bouleversés, vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père beaucoup peuvent trouver leur demeure. » Nous écoutons ici le premier discours d’adieu de Jésus. Les disciples redoutent l’absence de Jésus, ils ont des doutes, ils font tout pour occulter le départ prochain de Jésus. Un peu comme notre société qui fait tout pour occulter la réalité de la mort. Mais Jésus rejoint ses disciples dans leurs doutes et leurs peurs. Il se présente à eux comme le chemin, la vérité et la vie pour aller au Père. C’est ce chemin que Jacques Martineau a emprunté durant sa vie et il nous invite aujourd’hui à prendre le même chemin qui mène à la vie et cela malgré nos doutes, nos questions et nos peurs. Sur ce chemin, nous serons accompagnés par Jésus qui nous conduit vers son Père et notre Père. Amen.

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