Il est né à Montréal le 15 janvier 1920. Il était le cinquième d’une famille de sept enfants, dont il est le seul survivant. Il fit ses études secondaires et collégiales au Collège Jean-de-Brébeuf et il entra au noviciat de la Compagnie, au Sault-au-Récollet, le 7 septembre 1938. Après ses premiers vœux, il suivit les cours de lettres au juvénat et de philosophie au Scolasticat de l’Immaculée-Conception. Puis, après une année de régence à son alma mater, il partit pour l’Extrême-Orient, à 26 ans, en novembre 1946.  À son arrivée en Chine, il se consacra d’abord à l’étude du mandarin, durant deux ans, à Pékin. Il étudia ensuite la théologie durant trois ans à Shangaï (de 1948 à 1951), au scolasticat international de la Compagnie qui comptait alors 80 jeunes jésuites de douze nationalités, en plus des scolastiques d’origine chinoise.  En mars 1951, après la prise du pouvoir par les communistes, il dut quitter la Chine, à la demande expresse des autorités de la Compagnie, avec les autres scolastiques étrangers. Il revint au Canada et il reçut l’ordination sacerdotale, le 29 juin, avec 17 confrères de Montréal, avant d’aller compléter ses études de théologie à Weston, aux USA.

A son retour à Montréal, à la fin de juin 1952, il apprend qu’il est atteint de la tuberculose et qu’il doit faire un séjour, qui s’étendra sur dix-huit mois, au sanatorium de Macamic, en Abitibi. Il écrit, à ce propos, dans ses mémoires :

Durant cette longue épreuve de santé, j’ai reçu soudainement, en un moment de prière, une grâce spéciale, une lumière intérieure, comme une parole m’assurant hors de tout doute : « il n’y a aucun pays au monde, aucune mission où je pourrais faire davantage pour la plus grande gloire de Dieu ou pour le salut du monde qu’en acceptant mon impuissance, dans mon lit du sanatorium de Macamic.

Il terminera son long parcours pour retrouver la santé à l’hôpital du Sacré-Cœur, à Montréal, où il demeurera trois mois en étant traité avec de nouveaux médicaments, qui lui permettront de se rétablir plus rapidement. Il reprendra pied dans la vie active en assistant le maître des novices durant quelques mois, avant de faire son troisième an, en 1954-55.

Suivront trois années durant lesquelles il vivra dans l’espoir de retourner en mission, avec l’aval des médecins de l’hôpital du Sacré-Cœur, qui le rencontraient régulièrement à cette époque. Tout en étant le socius du maître des novices, il donne les Exercices Spirituels et se rend disponible pour des ministères occasionnels en paroisse.

À l’été 1958, il reçoit la nouvelle que les 18 missions de la Chine continentale ont été intégrées dans une nouvelle Province jésuite, auxquels d’autres territoires de langue chinoise lui sont annexés. À sa grande surprise, le Provincial de cette Province d’Extrême-Orient l’invite à faire partie de l’équipe des formateurs du Séminaire pontifical de Dalat, au Vietnam, qui vient d’être confié à la Compagnie par le Saint-Siège.

Il travaillera 17 ans au Vietnam et 28 ans aux Philippines. En tout, il aura été 50 ans missionnaire, en incluant les cinq années passées en Chine. Dans une lettre écrite au Provincial du Canada français, en 1998, à la suite des hommages qu’il avait reçus à l’occasion de ses 60 années de vie dans la Compagnie, il écrivait :

Malgré mes limites et mes nombreuses négligences, ces années furent débordantes de paix, de consolations apostoliques ! Les épreuves n’ont pas manqué, vite relues comme des situations de grâces…

À son retour définitif au Canada, à l’été 2002, il sera rattaché au Centre Vimont où il demeurera jusqu’à la fermeture de la maison, en 2011. Il consacrera son temps à écrire ses mémoires, à exercer quelques ministères et à correspondre avec des amis et connaissances, aux Philippines, et avec des anciens étudiants du séminaire de Dalat, qui l’inviteront à deux reprises à les visiter. Il passera ses dernières années à l’infirmerie de Richelieu (de 2011 à 2018).

Le corps sera exposé à la chapelle de la Résidence Notre-Dame de Richelieu, avant le service funèbre qui sera célébré à 14 heures, le mercredi, 7 février. L’eucharistie sera présidée par le père Jean-Guy Bilodeau, supérieur de la communauté de Richelieu. L’homélie sera prononcée par le père Bernard Carrière.

Poursuivez votre lecture
Article précédent :
Article suivant :
Tous les articles