Le frère Rosaire Grondin est décédé à l’infirmerie de la Résidence Jean-de-Brébeuf, à Richelieu, au cours de l’après-midi du 2 octobre. Il était âgé de 85 ans et il comptait 65 ans de vie religieuse.

Il est né à Saint-Tharsicius, dans le comté de Matapédia, le 23 février 1933, d’une famille de treize enfants dont il était l’avant-dernier. Il avait commencé à fréquenter l’école à dix ans seulement, après que ses parents eurent choisi d’aller demeurer à Drummondville. Il ne compléta pas son cours primaire, car il dût abandonner les études à 16 ans pour entrer sur le marché du travail. Il contracta la tuberculose à 17ans et il fut hospitalisé à l’hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville durant cinq mois. Après avoir subi une opération à la cheville droite pour y reconstituer les os, il retrouva la santé.  Il s’engagea ensuite comme homme à tout faire chez un cultivateur de la région de Drummondville, le frère du Frère Rosaire Proulx, avant de venir frapper à la porte du noviciat de la Compagnie pour être admis comme postulant frère, le 27 juillet 1952. Il commença son noviciat le 1er février 1953 et, deux ans plus tard, le 2 février, il prononça ses premiers vœux.

Dans des notes autobiographiques, que Rosaire rédigea en 1996, il écrivait : « Dans la Compagnie, j’ai exercé presque tous les métiers : réfectorier, cordonnier, buandier, cuisinier, portier, hôtelier et responsable de l’entretien ». On utilisait autrefois la formule latine « ad omnia », dans le catalogue de Province, pour qualifier le status de certains frères, comme Rosaire, qui étaient disponibles pour remplir toutes sortes de tâches dans les communautés jésuites où ils vivaient. Le frère Grondin a vécu une bonne partie de sa vie religieuse dans trois communautés : aux noviciats de Montréal et de Saint-Jérôme, de 1953 à 1967, puis à la résidence de la rue Dauphine, à Québec, de 1968 à 1992 et, de nouveau, enfin, à Saint-Jérôme, de 1994 à 2009. Il avait souhaité venir partager la vie de ses compagnons de l’infirmerie, après la fermeture de la maison de Saint-Jérôme, en 2009, parce que son frère Elphège, son parrain, qui était entré, après lui, chez les Pères Oblats, reposait, depuis 1984, dans le cimetière de la communauté, à Richelieu.

Les centres d’intérêt du Frère Rosaire ne se limitaient pas aux tâches qu’on lui confiait.  Il aimait beaucoup la pêche; et, durant les vacances de l’été, il passait de longues heures en chaloupe, sur les lacs de Barkmere et de Saint-Michel, à attendre patiemment que le poisson vienne s’accrocher à sa ligne. À Québec surtout, il fréquentait régulièrement, le dimanche, le marché aux puces de Sainte-Foy, où il réservait une table pour y exposer ses trouvailles, en espérant faire quelques ventes au profit du bureau des missions.

Le Père Kolvenbach, notre supérieur général, dans une lettre datée du 1erfévrier 2003 et écrite à l’occasion du jubilé de vie religieuse du Frère Rosaire, lui avait rappelé, en citant un passage du décret 7 de la 34ème Congrégation générale, que « la première et la plus importante contribution des frères est le don de leur personne, offerte librement pour le service du Seigneur ». C’est ce que le Frère Grondin a essayé de vivre le mieux possible durant ses 65 ans de vie jésuite.

Il laisse dans le deuil des neveux et nièces et des amis et connaissances. Le corps sera exposé à la chapelle de la Résidence Notre-Dame de Richelieu, le samedi, 6 octobre, avant les funérailles qui seront célébrées à 14h. Jean-Guy Bilodeau, le supérieur de la communauté Jean-de-Brébeuf, à Richelieu, présidera la célébration et Bernard Bélair prononcera l’homélie.

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