(RV) Le Pape François a reçu ce samedi 14 novembre les représentants du JRS (Jesuit Refugee Service). Ce fut l’occasion pour lui de rendre un hommage appuyé au père Pedro Arrupe, supérieur général des Jésuites de 1965 à 1981, rappelant que c’est son émotion « face aux souffrances et aux conditions des boat-people sud-vietnamiens exposés aux attaques des pirates et aux tempêtes en mer de Chine méridionale, qui l’avait conduit à prendre cette initiative ».

Le père Arrupe, survivant de la bombe atomique d’Hiroshima, avait vu dans cet exode « un défi que les Jésuites ne pouvaient pas ignorer, s’ils voulaient rester fidèles à leur vocation. » Il avait voulu que le Jesuit Refugee Service « aille à la rencontre des besoins aussi bien humains que spirituels des réfugiés ; non seulement leurs besoins immédiats de nourriture et d’asile, mais aussi l’exigence de voir respectée leur dignité humaine blessée, et d’être écoutés et réconfortés. »

Le Pape François a aussi rappelé que le nombre de réfugiés dans le monde avait « dramatiquement augmenté » ces dernières années, et que derrière les 60 millions de réfugiés recensés par le HCR, il y avait des personnes, chacune avec un nom, un visage, une histoire, et son inaliénable dignité d’enfant de Dieu.

Il a donc salué la fidélité des acteurs du JRS, actifs dans 45 pays actuellement, aux trois axes définis par le père Arrupe : « accompagner, servir, défendre les droits des réfugiés. »

Le Saint-Père a particulièrement salué les efforts du groupes du JRS en Syrie, en Afghanistan et en République centrafricaine, où sont accueillies des personnes de différentes religions. Il a aussi insisté sur l’importance de l’éducation, saluant l’objectif du JRS de scolariser au moins 100 000 enfants réfugiés durant le Jubilé de la Miséricorde.

(Tratto dall’archivio della Radio Vaticana)

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