«Les jésuites ont dû d’abord apprendre à dire: «nous sommes responsables», puis «nous sommes désolés», et enfin «nous avons besoin de votre aide».» C’est dans ces mots que le P. Peter Bisson, SJ, résume dans le dernier Jésuites canadiens l’évolution des relations entre les Jésuites et les peuples autochtones au sujet des pensionnats autochtones.

Les jésuites avaient en effet un pensionnat pour garçons, l’école St Peter Claver, en Ontario, devenu plus tard le collège Garnier, établissement qui a fermé ses portes en 1959. Les jésuites n’ont toutefois pas quitté la région puisqu’ils servent encore aujourd’hui dans les paroisses autochtones, notamment en collaboration avec d’anciens élèves.

© The Catholic Register

Dans son article, le P. Bisson revient sur son expérience personnelle inconfortable, mais nécessaire dans une audience de la Commission de Vérité et Réconciliation en 2012. Il explique aussi la manière dont les jésuites ont progressé sur le chemin de la réconciliation. Depuis la fin des années 80, alors que les jésuites recevaient leurs premières plaintes au sujet d’abus sexuels et d’autres types d’abus commis dans leur pensionnat et leurs paroisses autochtones, jusqu’en 2015, quand les Jésuites du Canada anglais ont discerné les relations autochtones comme une priorité de l’organisation, beaucoup de chemin a été parcouru. Après des débuts difficiles, les Jésuites du Canada souhaitent désormais travailler avec les Autochtones au service du bien commun, en partenariat. «Si nous savons écouter, nous serons transformés», selon le P. Bisson.

Pour lire l’article complet dans les Jésuites canadiens, voir les pages 5 à 7.


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