Le père Michel MARCIL est décédé le vendredi 20 décembre 2024 à la Résidence Notre-Dame de Richelieu, où il demeurait depuis 2017. Il avait 83 ans. Les pertes de mémoire, dont il souffrait avant son arrivée à Richelieu, s’étaient accentuées au cours des années, au point qu’il avait perdu, depuis un bon moment, sa capacité de communiquer verbalement. Il s’est éteint doucement dans son sommeil, à la suite d’une infection urinaire.
Michel est né le 7 décembre 1941, à Montréal. Il avait fait ses études secondaires et collégiales dans sa ville natale, au Collège Sainte-Marie, avant d’entrer dans la Compagnie de Jésus le 14 août 1962. Après avoir terminé son noviciat à Saint-Jérôme, près de Montréal, et avoir prononcé ses premiers voeux, il suivit les cours de la première étape des études en philosophie, durant deux ans, au Collège de l’Immaculée-Conception à Montréal. Au cours de la première année, il avait réitéré au supérieur provincial son désir d’être envoyé en missions. Dans la lettre qu’il lui avait écrite, il mentionnait qu’il y pensait déjà au moment de son entrée et qu’il lui en avait déjà fait part durant son noviciat. Son désir était d’aller au Japon ou dans un pays de l’Extrême- Orient, parce que « les ouvriers apostoliques sont peu nombreux là-bas, que les besoins sont très grands et l’attente spirituelle de ces peuples est très vive ». Après avoir réfléchi à sa demande, le provincial décida de l’envoyer à Taiwan, avec un autre scolastique, Louis Gendron.
À Taiwan, Michel consacra deux ans à l’étude du mandarin. Il fit ensuite une année de régence où il enseigna le français à Taipei et une autre année qu’il passa à l’Institut d’Études Sociales (ISO) de Manille, aux Philippines, avant d’entrer en théologie en 1971. Il fut ordonné prêtre le 25 juin 1974. Après avoir fait son troisième an en 1976-77, il prononça ses derniers voeux dans la Province de Chine le 22 avril 1977.
La vie apostolique de Michel se déroula à Taiwan, à Montréal et aux États-Unis, de 1978 à 2017. Il portait en lui un grand désir missionnaire qu’il mit du temps à concrétiser. Il travailla d’abord en paroisse, à Taipei et dans les environs, tout en s’initiant à l’amoy, une langue du territoire taiwanais. Il revint au Canada en 1979 et il exerça son ministère à Montréal, dans la paroisse de l’Immaculée-Conception, qui était alors confiée à la Compagnie, au Bureau des Missions et auprès des jeunes d’un mouvement missionnaire. Avec la collaboration d’une religieuse d’une congrégation missionnaire présente à Taiwan et à Hongkong il mit sur pied une organisation intitulée « Amitié-Chine » qui avait pour but de fournir de l’information sur l’Église catholique en Chine. Il reçut, pour cette initiative, l’appui des deux provinciaux du Canada. Lors d’un premier voyage en Chine continentale, au printemps 1985, il se sentit intérieurement confirmé dans sa mission d’être un agent de liaison entre les catholiques de là-bas et ceux d’ici. L’oeuvre commencée à Montréal, il la poursuivra à San Francisco en devenant, à partir de 1998, le coordonnateur pour l’Amérique Nord du « Jesuit China Service », auquel s’associera le US Catholic China Bureau de l’épiscopat américain. Le fait de parler plusieurs langues, surtout le mandarin, son aisance en public et la facilité qu’il avait de nouer des relations avec des personnes de tous les milieux ont joué un rôle important tout au long de son activité missionnaire.
La maladie qui allait marquer ses dernières années de vie a commencé à affecter sa mémoire dès 2016. C’est ce qui l’a conduit à quitter San Francisco pour revenir demeurer à Montréal quelque temps avant de s’établir à Richelieu.