In Memoriam

Ovey Mohammed est mort le 28 novembre 2020 à la Rene Goupil House de Pickering. Il était dans sa 87e année et il était jésuite depuis 51 ans.  Né à Trinidad, aux Antilles, fils de Nelson Ali Mohammed et de Rosabella McKenzie, il a étudié pendant quatre ans au St Mary’s College, à Trinidad. En 1950, il est entré dans l’Église Catholique. Après avoir déménagé à Winnipeg, au Manitoba, il a étudié au United College de 1960 à 1964, puis à l’université du Manitoba où il a obtenu plusieurs diplômes : une licence d’anglais, une maîtrise de lettres classiques et une licence en éducation. Entré dans la Compagnie à Guelph le 30 août 1969, Ovey a prononcé ses premiers vœux le jour de Noël 1971. En raison de son âge et de ses études antérieures, il est passé directement en théologie, au Regis College de Willowdale, et il a été ordonné prêtre le 7 juin 1975.

Jusqu’à son déménagement à Pickering au début de 2020, Ovey a passé toute sa vie au Regis College, à Toronto. Il a d’abord été directeur de la division de « l’Extension » tout en enseignant la théologie systématique. Après un congé sabbatique bien mérité en 1982-83, il a assumé le poste de directeur intérimaire du premier cycle. À l’automne 1989, il a été conférencier Nash au Campion College, à Regina. Ovey est devenu professeur émérite en 1998. En 2001, il a généreusement assumé les fonctions de doyen par intérim pendant un an. Après avoir pris sa retraite du travail à temps plein, il a continué pendant deux décennies à travailler des semaines entières à Regis, enseignant, donnant des cours particuliers, accompagnant les thèses des étudiants et d’autres projets, tout en poursuivant ses propres recherches.

Ovey était très impliqué dans le dialogue interconfessionnel. « Je suis né d’une mère hindoue et d’un père musulman et j’ai eu la chance de vivre dans différentes parties du monde, a-t-il expliqué dans une interview. Ces expériences, combinées à des études supérieures sur les religions du monde, m’ont rendu multiculturel et multireligieux et expliquent mon intérêt en tant que jésuite pour le dialogue interreligieux. »

De la personnalité d’Ovey émanait un sentiment de paix contemplative et de contentement. Il n’était pas du genre à se précipiter ou à paniquer, on sentait une personne à l’aise dans la vie communautaire, toujours prête à s’engager dans une conversation communautaire. Très intelligent, il portait ce don avec aisance et humilité, ce qui n’atténuait en rien un sens de l’humour aiguisé, surtout à propos des bizarreries et des manies de la vie religieuse en communauté.  Lorsque la pandémie a éclaté au début de l’année 2020,on a jugé opportun de transférer Ovey à Pickering, où il pourrait recevoir des soins médicaux si nécessaire. Malheureusement, une fois à la Rene Goupil House, il a contracté le virus tout en restant asymptomatique. Après avoir surmonté la Covid, Ovey s’est installé temporairement à la communauté de La Storta. Il y participait volontiers à la vie communautaire et aimait prendre le temps de discuter avec le personnel. Un mois avant sa mort, il est retourné à la maison René-Goupil, car il était devenu évident qu’il avait de graves problèmes de santé.  Il s’est éteint paisiblement, au grand chagrin des résidents et du personnel, qui appréciaient sa présence réconfortante.

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