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In Memoriam

Le Père Jacques Monet est décédé paisiblement dans le Seigneur le mardi 14 mai à la Maison René Goupil à Pickering, Ontario. Il était dans sa 94e année et comptait 75 ans de vie jésuite. Jacques, fils de Fabio Monet et d’Anita Deland, est né à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, le 26 janvier 1930. La famille déménage à Montréal-Ouest où son père est avocat. Cela permet à Jacques de fréquenter le Loyola College et l’amène à entrer dans la Compagnie le 7 septembre 1949. Après des études au juvénat, il est entré en 1953 au séminaire du centre-ville de Toronto pour y étudier la philosophie. Mary’s University, à Halifax, où il enseigne l’histoire, l’anglais et le français. Un fort désir de se spécialiser en histoire l’a conduit à l’Université de Toronto de 1958 à 1963. La théologie se déroule au Collège de l’Immaculée-Conception à Montréal. Jacques y est ordonné le 9 juin 1966. En 1967, il a effectué son troisième an au St. Beuno’s Centre, au Pays de Galles.

À son retour au Canada en 1968, Jacques est nommé chargé de cours d’histoire à l’université de Toronto, tout en enseignant à Montréal et à Sherbrooke. En 1969, Jacques accepte un poste de professeur à l’Université d’Ottawa, poste qu’il occupera jusqu’en 1982. Pendant cette période, de 1972 à 1977, il est directeur du département d’histoire. Il retourne à Toronto en 1982 pour accepter le poste de président du Regis College et de professeur d’histoire. À la fin de son mandat, en 1988, il devient le directeur fondateur de l’Institut canadien d’études jésuites, situé à la maison provinciale. Il a continué à enseigner l’histoire au Regis College jusqu’en 1992, date à laquelle il s’est rendu dans le Nord pour être nommé président de l’Université de Sudbury, poste qu’il a occupé jusqu’en 1999. Il est ensuite retourné à Toronto pour devenir directeur des archives de la province des Jésuites, rejoignant la communauté au 2 Dale Avenue. Lorsque les archives ont déménagé à Montréal, il s’est installé à la Maison Bellarmin, tout en se rendant régulièrement à Toronto pour des affaires courantes et des rendez-vous. Il est reconnu comme historien de la province des Jésuites et passe plus de temps à la maison provinciale de Queen’s Park à Toronto. Cela l’a occupé jusqu’à ce qu’un effondrement soudain le conduise à l’infirmerie de Pickering à la fin du mois d’avril 2019.

Jacques était un spécialiste de l’histoire constitutionnelle et sociale du Canada, ainsi que du nationalisme canadien-français du XIXe siècle, de l’histoire de l’Église et des Jésuites. Le Globe and Mail a dit de lui qu’il était « l’un des plus grands spécialistes de la Couronne au Canada ». Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques en anglais et en français, et a contribué au Dictionnaire biographique du Canada et à l’Encyclopedia Britannica. En 1983, le Catholic Register a demandé à Jacques de rédiger vingt longs articles sur les grands moments de l’histoire catholique. Il a également été commentateur à la télévision lors de divers événements, notamment lors de la visite du pape Jean-Paul II en 1984, sur Radio-Canada lors des visites de la reine Élisabeth II au Canada en 2002 et 2005, et lors des Journées mondiales de la jeunesse de 2002 à Toronto. Lorsque le Premier ministre Stephen Harper a créé un comité non partisan de six « personnalités éminentes » pour établir une liste restreinte de candidats au poste de gouverneur général, l’un des six membres était Jacques Monet, et le comité a interrogé plus de 200 personnes pour obtenir des suggestions. Plus récemment, Jacques a été rédacteur en chef d’une série de trois volumes sur l’histoire des Jésuites au Canada anglais. Alors qu’il était président de Sudbury, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques, une distinction créée par Napoléon Bonaparte pour distinguer les personnes qui se sont engagées en faveur de la culture francophone.

Gentleman par excellence, Jacques se souvenait infailliblement des anniversaires des jésuites, du personnel et des collègues, et le résultat pour ceux qui les fêtaient était généralement des fleurs, du champagne et des cartes de voeux. Pendant des années, il a signé des centaines d’étiquettes sur des bouteilles de vin au cours de repas qu’il avait partagés avec des amis. Grand raconteur, il avait toujours une version longue ou courte de la même histoire. Toujours impeccablement habillé, on le voyait souvent avec un pull rouge sur les épaules, et les nombreuses cartes postales qu’il postait étaient toujours écrites à l’encre rouge, jamais au stylo à bille. Il n’aimait guère les gadgets technologiques et, n’ayant jamais appris à taper à la machine, ses essais étaient écrits à la main pour être ensuite transcrits. Jeune jésuite, il a essayé de conduire une automobile, mais il a abandonné par frustration, si bien que les taxis et les trains étaient son mode de transport préféré. En l’honneur de son saint patron, Jacques se rendit plusieurs fois à Saint-Jacques-de-Compostelle, non pas en empruntant le chemin ardu du Camino, mais en arrivant au sanctuaire en bus ou en voiture. À la fin d’une interview accordée à un journal, on lui a demandé à quoi ressemblait sa vie de jésuite : « C’est la vocation la plus passionnante que je puisse imaginer et je n’ai pas connu un seul moment d’ennui dans ma vie.

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