Votre générosité contribue à créer des lieux où chacun peut rencontrer Dieu à travers la création, la vie en communauté, l’éducation et la restauration écologique.
« Ici, le soin apporté à la terre devient une expression concrète de la réconciliation — avec Dieu, entre nous, et avec la création. »
Chers amis des Jésuites, que la paix du Christ soit avec vous !
En grandissant en Saskatchewan, j’ai appris que nos vies dépendaient de la terre. Lorsque celle-ci était en bonne santé, les communautés s’épanouissaient. À l’inverse, lorsqu’elle était négligée, les générations futures recevaient beaucoup moins que ce qu’elles méritaient. Très tôt, j’ai compris que le monde naturel était un don de Dieu qui nous était confié – et non simplement une ressource à exploiter. Le souci de la création a toujours été un élément essentiel de ma foi catholique.
L’Ignatius Jesuit Centre (IJC) nous offre une occasion extraordinaire de mettre cette foi en pratique. Ses 600 acres comprennent des terres agricoles productives et des écosystèmes autochtones protégés. Le domaine abrite également un cimetière jésuite, où nos frères reposent dans cette même terre qu’ils ont autrefois cultivée. Leur témoignage nous rappelle que l’IJC est plus qu’un simple bien immobilier : c’est un héritage sacré.
L’IJC établit un dialogue entre la foi, l’agriculture et la restauration écologique. Les agriculteurs travaillent la terre, tandis que des partenaires spécialisés dans la conservation aident à la régénération des habitats endommagés. Les visiteurs découvrent la présence de Dieu dans la beauté du paysage et la sérénité des moments passés en plein air. Ici, le soin apporté à la terre devient une expression concrète de la réconciliation – avec Dieu, entre nous, et avec la création. C’est là la conversion écologique que le pape François a décrite dans Laudato si’ (2015) à laquelle il a appelé toute l’Église.
Avec votre aide, nous pourrons accueillir un plus grand nombre de groupes venant de partout au Canada dans ce lieu remarquable. De nouvelles salles de classe permettront de rassembler les participants pour des séances de formation et des échanges. Des ressources pédagogiques favoriseront l’apprentissage pratique dans les jardins, les forêts et les zones humides. Grâce à l’amélioration des sentiers et à la restauration des habitats, davantage de parties du domaine pourront être ouvertes à l’exploration et à la réflexion. Un espace réservé à la célébration de l’Eucharistie et à la prière personnelle rappellera chaque jour que le souci de la création commence par l’amour du Créateur.
Au cours de l’année à venir, nous cherchons à collecter 1 million de dollars pour cet agrandissement. Cet investissement permettra à l’IJC d’étendre son rayonnement et soutiendra la présence jésuite sur ce site pour le siècle à venir. Il renforcera une mission qui rapproche les personnes de Dieu et encourage une gestion responsable de la création.
Je vous invite à faire un don dès aujourd’hui. Votre générosité permettra aux personnes d’apprendre, de prier et d’approfondir leur relation avec la création. Ensemble, nous pouvons faire en sorte que l’IJC demeure un lieu où la foi s’enracine, où la création est honorée et où les générations futures apprendront à prendre soin de notre maison commune.
Les champs, les forêts et les jardins de l’Ignatius Jesuit Centre offrent bien plus qu’un cadre magnifique. Grâce au futur Centre pour l’écologie intégrale, ces lieux deviennent des espaces où chacun est invité à apprendre, à réfléchir et à rencontrer Dieu. L’écologie intégrale reconnaît que la santé du monde naturel est indissociable de la dignité humaine, de la solidité des communautés et de notre relation avec le Créateur.
Les champs, les forêts et les jardins de l’Ignatius Jesuit Centre offrent bien plus qu’un cadre magnifique. Grâce au futur Centre pour l’écologie intégrale, ces lieux deviennent des espaces où chacun est invité à apprendre, à réfléchir et à rencontrer Dieu. L’écologie intégrale reconnaît que la santé du monde naturel est indissociable de la dignité humaine, de la solidité des communautés et de notre relation avec le Créateur.
Cette première saison de programmes a également été une saison de découvertes. Les participants entretiennent un jardin dit des « trois sœurs », où le maïs, les haricots et les courges sont cultivés ensemble, car chacun contribue à la santé des autres. Guidés par un éducateur catholique, un gardien du savoir autochtone et notre formateur en agriculture, les participants apprennent comment la coopération et la réciprocité sont présentes au sein du monde naturel. Une participante a confié que retourner au jardin – un endroit où elle peut ralentir, réfléchir et renouer avec la création de Dieu – toutes les deux semaines était pour elle devenu un excellent moyen de compenser le stress de sa vie professionnelle.
Les enfants partagent également cette découverte à travers la grande famille de la terre. Des récits et des activités pratiques leur permettent de prendre conscience que les êtres humains, les plantes, les animaux, l’eau et le ciel font partie d’une même communauté vivante. Ils découvrent que prendre soin du monde naturel, c’est aussi prendre soin des personnes qui en dépendent.
Des programmes inspirés de Laudato si’ et de l’écologie intégrale étendent cet apprentissage aux participants de tout le Canada, tant en présentiel qu’en ligne. Ils établissent un lien entre la tradition catholique et les questions concrètes liées aux enjeux entourant l’alimentation, l’eau, la terre et les choix que nous faisons chaque jour.
La création devient alors bien plus qu’un simple sujet d’étude : elle devient un lieu de rencontre avec le Sacré.
Chaque été, les jardins communautaires de l’Ignatius Jesuit Centre se métamorphosent. La terre encore nue laisse place aux légumes, aux fleurs, à la couleur et à la vie. Des particuliers et des familles aménagent leurs parcelles avec créativité et soin – en y ajoutant des pancartes peintes à la main, leurs plantes préférées et des coins tranquilles où s’asseoir. Chaque jardin est le reflet de ceux qui s’en occupent.
La nourriture, cependant, n’est qu’une partie de la récolte. Les jardiniers expérimentés partagent des graines, des conseils pratiques et un savoir transmis de génération en génération. Les voisins deviennent amis autour des arrosoirs et des brouettes. Les familles éprouvent la satisfaction de cultiver leur propre nourriture, tandis que les enfants découvrent qu’une récolte abondante commence par une bonne terre, des mains patientes et du temps.
Ces jardins témoignent du lien entre une terre saine et des communautés épanouies. Ils fournissent de la nourriture, mais cultivent également l’amitié, la confiance et un sentiment d’appartenance. Ici, chaque saison de culture produit une récolte dont les bienfaits s’étendent bien au-delà du jardin.
L’Ignatius Jesuit Centre (IJC) est devenu l’un des premiers sites en Ontario à participer à un projet de conservation innovant aux côtés d’un allié inattendu : un minuscule papillon de nuit.
Les zones humides offrent un habitat à une riche diversité de plantes et d’animaux, tout en retenant l’eau et en atténuant les effets des inondations. Beaucoup sont aujourd’hui menacées par le phragmite envahissant : un roseau de grande taille qui se propage rapidement, étouffant les plantes indigènes et privant la faune d’espaces où se nourrir et s’abriter.
En collaboration avec des chercheurs et des organisations partenaires, notre équipe de conservation a introduit des papillons xylophages dont les larves se nourrissent exclusivement de phragmites. Des années d’études scientifiques montrent que ces papillons constituent une forme prometteuse de lutte biologique. L’approche consiste à utiliser un organisme vivant soigneusement étudié pour en limiter un autre. En affaiblissant les roseaux envahissants tout en épargnant les plantes indigènes, ces papillons pourraient offrir à la zone humide de meilleures chances de se rétablir.
Ce projet reflète la nature collaborative de la restauration écologique. Les chercheurs étudient les résultats, les bénévoles participent aux travaux, les responsables du site l’entretiennent et les partenaires communautaires apportent leur expérience. La restauration ne se fait pas du jour au lendemain. Elle exige de la patience, une observation attentive et la volonté d’apprendre de la terre.
Le suivi se continuera dans les années à venir. Ce que nous apprenons à l’IJC contribuera à des efforts plus larges visant à restaurer les zones humides et à renforcer leur capacité à soutenir la vie. C’est un travail de longue haleine, mais chaque habitat en voie de rétablissement est une source d’espoir.
Merci de contribuer au financement de programmes qui allient foi, éducation, restauration écologique et respect de la création.