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Histoires

Au début de l’année 2022, le département de communications des Jésuites du Canada s’est engagé dans un exercice de discernement communautaire de deux jours pour aider à développer un récit commun pour les bureaux de la province, dans le but principal de l’aider à développer son réseau d’amis. Il devait s’agir d’un langage de premier contact à utiliser pour inspirer des contenus tels que le magazine de la province (Jésuites canadiens), les médias sociaux et les pages principales du site Web. Le modèle ? Le document de planification apostolique, Pèlerins ensemble, et l’approche ignatienne d’accompagnement spirituel, tous deux promus par la province.

L’équipe de communication. De gauche à droite, José Sánchez, Camille Legaspi et Fannie Dionne. Photo : Jésuites du Canada

En effet, comme souligné dans les deux premiers articles de cette série (ici et ici), le document de planification apostolique Pèlerins ensemble appelle explicitement les membres de notre province à incarner le modèle de l’approche ignatienne de l’accompagnement spirituel au-delà du contexte individuel typique. Dans cet article, les membres du bureau de la communication présent leur travail en ce sens.

« Nous avons constaté, grâce à nos analyses en ligne et de nos conversations, une croissance de l’engagement avec ceux que nous essayons d’atteindre », explique José Sánchez, assistant provincial pour les communications.

Rencontrer les gens là où ils sont

Les participants au discernement communautaire engagé par le bureau de communications étaient des jésuites et des collègues, des laïcs et des religieux, des hommes et des femmes, des anglophones et des francophones, de différentes régions. Tous étaient des membres de la province en contact étroit avec ceux que nous voulons servir en tant que corps corporatif. La question principale à laquelle il fallait répondre était la suivante : Qu’est-ce que nous disons actuellement qui nous aide à susciter de nouvelles relations avec les autres ? (par exemple, des candidats potentiels, des donateurs éventuels, etc.) ? Que pouvons-nous offrir qu’ils désirent déjà ?

Que peut dire la province pour susciter de nouvelles relations ? La province a discerné un récit principal, trois piliers, et points de preuve pour aider à inspirer le contenu de premier contact.

Le résultat de cet exercice d’écoute est le cadre ou le récit commun, y compris les points de preuve qui aident à le soutenir. Il est utilisé comme référence pour les idées des articles, pour choisir quoi dire et comment l’exprimer. Le cadre n’est pas un résumé de l’identité et des attributs des jésuites ou une description exhaustive à utiliser à l’interne envers les jésuites et les collègues.

Il s’agit plutôt d’un cadre pour les communications externes, d’un guide pour aider à orienter et à inspirer ce que nous dirions à des personnes qui ne connaissent pas les jésuites mais qui s’y intéressent. Il donne des éléments clés qui, d’après notre expérience avec les gens, doivent être renforcés pour que nous puissions établir un premier contact, être entendus et poursuivre la conversation en établissant confiance et crédibilité.

Il donne des éléments clés qui, d’après notre expérience avec les gens, doivent être renforcés pour que nous puissions établir un premier contact, être entendus et poursuivre la conversation en établissant confiance et crédibilité.

Par exemple, dans notre récit global, au lieu de dire que « nous marchons avec Jésus-Christ, qui procède du Père, qui a été conçu par la puissance et la grâce du Saint-Esprit ; pour la construction du Royaume de Dieu sur la Terre », nous disons que « nous marchons avec Jésus, l’Amour incarné, pour la vérité, la réconciliation et la justice pour tous ». C’est un langage relationnel pour rencontrer les gens là où ils en sont aujourd’hui.

« La clé est de commencer par ce que nous savons que les gens apprécient déjà, pour susciter une certaine émotion. Puis, au fur et à mesure que la confiance évolue avec ces personnes, nous pouvons peut-être les aider à apprécier ce que nous avons à offrir d’autre et qui, selon nous, est utile », explique M. Sánchez. « Nous ne bombardons pas les gens avec des messages qu’ils n’apprécient pas déjà ou auxquels ils ne font pas confiance. Nous nous concentrons d’abord sur la relation, confiants dans le fait que nous avons quelque chose de bien à offrir. »

Comme pour les autres exemples de cette série, le bureau des communications vise à suivre les principes de l’accompagnement ignatien, comme rencontrer les autres là où ils en sont, écouter leurs désirs, avancer lentement et avoir confiance que Dieu est déjà à l’œuvre dans leur bonne vie.

« La clé est de commencer par ce que nous savons que les gens apprécient déjà, pour susciter une certaine émotion. Puis, au fur et à mesure que la confiance évolue avec ces personnes, nous pouvons peut-être les aider à apprécier ce que nous avons à offrir d’autre et qui, selon nous, est utile. »

Plus d’exemples

« Mon travail est d’écouter et de transmettre au mieux ce que j’entends par l’écrit », explique Fannie Dionne, agente de communications et rédactrice, pour qui le modèle d’accompagnement du bureau des communications passe, avec l’équipe, par la création de contenus s’alignant avec les priorités de la province et les désirs des publics visés par ces publications.

Le cadre de communication aide à inspirer le contenu du premier contact, comme les articles du magazine de la province, les messages sur les médias sociaux, les offres d’emploi, les pages Web principales, etc.

Par exemple, dans un des numéros du magazine sur la troisième Préférence Apostolique Universelle nous avons décidé de parler de l’expression jésuite « des hommes et des femmes pour les autres ». En réalisant une entrevue avec le P. Michel « Jim » Lefebvre, le bureau des communications a pu exprimer en termes simples et concrets (sans utiliser des mots plus spécialisés comme consolations, désolations, les Exercices Spirituels, etc.) comment chacun des lecteurs peut aller vers les autres dans son quotidien, en proposant des outils accessibles à tous. Ce texte s’inscrit dans chacun des trois piliers du récit de la province (sens, communauté, vérité et réconciliation).

Le sujet lui-même résonne avec notre public et le style aussi. Camille Legaspi, conceptrice graphique web, réfléchit ainsi soigneusement aux images et aux couleurs qu’elle insère dans ses créations et à la manière dont elles sont perçues par le public visé.

Camille Legaspi, conceptrice graphique web, réfléchit ainsi soigneusement aux images et aux couleurs qu’elle insère dans ses créations et à la manière dont elles sont perçues par le public visé.

« À travers des véhicules comme notre magazine ou nos médias sociaux, puisque nous ne pouvons pas supposer qu’ils nous connaissent, nous ne pouvons pas nous appuyer sur nos propres symboles ou images, mais nous utilisons plutôt des éléments déjà appréciés par eux. Par exemple, dans un article sur l’Examen ignatien, au lieu d’inclure l’image de saint Ignace de Loyola, qui est probablement nouvelle pour ce public, nous avons choisi la photo d’une personne dans la nature en train de méditer, s’imprégnant de l’énergie qui l’entoure.

Nous exprimons ainsi notre identité pour qu’elle soit bien accueillie sans présupposés, en écoutant, en comprenant le contexte et en cherchant à ce que ce que nous essayons de communiquer soit reçu. »

Être des pèlerins les uns avec les autres

Le bureau de la communication est aussi un pèlerin ensemble en travaillant à l’interne avec les membres de la province jésuite. Mme Legaspi en donne trois exemples concrets.

Chaque lundi, les équipes de communication (de Montréal, Toronto et Chicago) se réunissent en équipe pour partager les consolations et les désolations de la semaine précédente et planifier la semaine à venir. Pour Mme Legaspi, c’est une façon de faire route ensemble et d’« apprendre à se connaître en travaillant ensemble et en ayant des réflexions hebdomadaires non seulement sur le travail mais aussi sur ce qui se passe dans notre vie quotidienne. »

Elle se sent également comme un pèlerin lorsqu’elle travaille avec des jésuites et des collègues en discutant des idées et des échéances. « J’essaie de les rencontrer là où ils en sont en comprenant leurs besoins et leurs attentes, mais en fixant en même temps des limites saines afin de pouvoir leur accorder le même temps et la même attention pour leurs projets. »

Enfin, Mme Legaspi souligne les discussions sur son parcours de foi avec les personnes qui l’entourent dans l’organisation. « En partageant aussi mon histoire et en écoutant la leur, j’apprends de nouvelles choses et j’acquiers des sources d’inspiration. »

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