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Histoires

La communauté est importante pour créer des espaces inclusifs et accueillants, par exemple dans les écoles.

Annette Mallay
Crédit : St. Bonaventure’s College

« L’un des éléments les plus importants pour moi, en tant qu’éducatrice, est de vraiment essayer de soutenir nos élèves en tant qu’êtres humains à part entière, en essayant de puiser dans tout ce qui les rend si spéciaux, uniques et faisant partie de notre communauté. Pour ce faire, je dois me préoccuper de ces élèves de manière individuelle. » Accompagner les jeunes pour créer un avenir plus juste et plein d’espoir est au cœur de la vie ignatienne d’Annette Marie Mallay, Head of Administration, Ignatian Identity, and Student Formation au St. Bonaventure’s College de Terre-Neuve.

Que signifie être ignatien aujourd’hui (voir les autres articles ici, ici, ici et ici) ? Avec ses collègues, incarnant les principes ignatiens, Mme Mallay se préoccupe de chaque enfant de St. Bon et les voit devenir des leaders dans leur communauté.

« Nous essayons de leur inculquer qu’il ne s’agit pas seulement de devenir médecin et de s’enrichir ; il s’agit de savoir comment ils vont transformer la communauté dans laquelle ils vivent, ou comment ils vont appréhender le monde, pour l’aider à devenir un endroit meilleur. »

D’après votre expérience, quelle est la valeur ignatienne la plus importante ?

En tant qu’éducatrice ignatienne, la valeur la plus importante est la cura personalis. Il s’agit de s’occuper de chaque enfant qui franchit nos portes et de le rencontrer là où il se trouve lorsqu’il entre, que ce soit en maternelle ou en dernière année d’études.

En tant qu’école confessionnelle, nous nous distinguons par le fait que nous apprenons à connaître nos élèves à un niveau différent de celui de l’école publique. Nous sommes en mesure de les aider s’ils ont besoin de conseils — sur le plan scolaire ou spirituel — nous essayons de les ouvrir à la croissance, de les encourager à voir d’autres perspectives, à comprendre que la foi ne doit pas se limiter à la prière catholique, mais qu’elle peut se traduire par n’importe quelle pensée, n’importe quelle conversation avec Dieu.

Y a-t-il d’autres caractéristiques qui vous distinguent des autres écoles ?

Bien sûr, pour nous, la justice sociale est un élément essentiel. Oui, nous voulons que nos élèves se développent, grandissent et réussissent. Nous nous réjouissons d’apprendre que nos anciens élèves sont admis dans une école de médecine ou de droit. Mais c’est ce qu’ils font par la suite qui nous permet de juger si nous avons fait du bon travail.

Nous essayons de leur inculquer qu’il ne s’agit pas seulement de devenir médecin et de s’enrichir ; il s’agit de savoir comment ils vont transformer la communauté dans laquelle ils vivent, ou comment ils vont appréhender le monde, pour l’aider à devenir un endroit meilleur.

C’est ce qui nous distingue de toutes les autres écoles de la province, car c’est grâce à nos liens, à nos relations et à notre accompagnement des jeunes que nous pouvons atteindre cet objectif.

Mes consolations sont les joies d’avoir une équipe extraordinaire dans notre école.

Avez-vous un exemple en tête ?

Nous avons de nombreux exemples, mais en voici un. Un élève est arrivé dans notre école, il y a environ dix ans. Il ne s’intéressait pas aux études. Il n’avait aucune envie de réussir. Ses parents étaient frustrés par le chemin qu’il prenait. Au début, il était très réfractaire à l’uniforme et aux règles de l’école.

Pendant deux mois, quelques enseignants ont vraiment travaillé à créer une connexion, un lien de confiance, avec lui. Tout au long de l’année, il a connu des changements subtils. C’était le début d’une relation. Il a commencé à baisser sa garde et à s’investir davantage à l’école.

Lorsqu’il est revenu à l’automne, il était en dernière année. Il a pu commencer à participer à notre programme de service dans une soupe populaire locale, située juste derrière notre école, pour aider à préparer et à servir le petit-déjeuner aux pauvres, aux personnes marginalisées, à celles qui souffrent de graves problèmes de santé mentale, etc. Un déclic s’est produit en lui au cours de ce service. Il a fait preuve d’humilité et a été sensibilisé aux expériences de ces clients. Il a noué des relations avec eux parce qu’il était là tous les jours. Après cette expérience, il s’est impliqué dans notre groupe de justice sociale et, lorsqu’il a obtenu son diplôme, il a reçu l’un de nos prestigieux prix de leadership en matière de justice sociale.

Avance rapide. Pendant ses études, il s’est demandé ce qu’il voulait faire. Après avoir obtenu un diplôme en arts, il a été embauché par la même soupe populaire en tant que directeur des services à la clientèle.

À St. Bon, nous décernons le prix Young Magis à un ancien élève qui incarne l’esprit de ce que signifie être un élève de notre école. Ce prix est décerné à un élève qui s’investit de manière désintéressée dans la communauté après l’obtention de son diplôme et dont l’esprit de justice sociale est au cœur de sa vie. Ce jeune homme a reçu ce prix il y a deux ans.

Quelles sont les consolations et les désolations dans votre travail ignatien ?

Mes consolations sont les joies d’avoir une équipe extraordinaire dans notre école.

Ce qui me désole en ce moment, ce sont les luttes de l’Église catholique dans notre province, et celle de nos jésuites qui ont été déplacés. St. Bon est une école basée sur la foi et nous avons une merveilleuse opportunité d’être là pour l’Église, d’aider à jouer un rôle dans la reconfiguration et la reconstruction de l’Église ici dans la province. Ainsi, bien qu’il y ait de la désolation dans l’état des choses, il y a beaucoup d’enthousiasme quant au rôle que nos jeunes peuvent jouer dans la reconstruction de l’Église pour en faire une meilleure Église.

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