Histoires

« Enracinée dans la spiritualité ignatienne, je poursuis mon engagement aux côtés de milliers de femmes qui travaillent dans une institution jésuite, sachant que la présence des femmes est essentielle et qu’ensemble nous pouvons réaliser la vision d’un monde où la dignité de chacun est respectée — si seulement nous osons être audacieux. » Cette citation de Jenny Cafiso (Directrice du Canadian Jesuits International) sous-tend la question de la reconnaissance du rôle des femmes au sein de l’Église et de la Compagnie de Jésus, rôle traditionnellement considéré comme moins important que celui des hommes consacrés.

Le père général Sosa et des collaboratrices lors du 50e anniversaire de la justice et de l'écologie.
Le père général Sosa et des collaboratrices lors du 50e anniversaire de la justice et de l’écologie.

Mais depuis son élection comme pape, François a souvent promu une plus grande place des femmes au sein de l’Église, appelant de ses vœux « une Église où le rôle de la femme est central ». Les femmes sont selon lui « les protagonistes d’une Église en sortie ». En octobre dernier, dans son intention de prière, il a par exemple appelé à prier pour plus de femmes dans les instances de responsabilité de l’Église.

Pour leur part, depuis la 34e Congrégation générale de 1995, les jésuites se sont engagés à soutenir la promotion des femmes dans la société et dans l’Église par le décret 14, qui souligne que :

« Nous avons fait partie d’une tradition civile et ecclésiale qui a offensé les femmes. Comme beaucoup d’hommes, nous avons tendance à nous convaincre qu’il n’y a là aucun problème. Fût-ce sans la vouloir, nous avons souvent participé à une forme de cléricalisme qui a renforcé la domination masculine en l’accompagnant d’une sanction prétendument divine. Par cette déclaration, nous voulons réagir personnellement et collectivement, et faire ce que nous pouvons pour changer cette situation regrettable. »

Ce décret qui a suscité de l’espoir a été, selon Élisabeth Garant, Directrice générale du Centre justice et foi, « le résultat d’un important travail réalisé ensemble, hommes et femmes au cœur de la mission et grâce à des déplacements importants que des jésuites avaient vécus au contact des femmes. »

Élisabeth Garant, du Centre pour la justice et la foi (à droite) avec d'autres.
Élisabeth Garant, du Centre pour la justice et la foi (à droite) avec d’autres.

Aujourd’hui, 26 ans après le décret 14, quel est le rôle des femmes et comment reconnaît-on leur apport au sein de la Compagnie de Jésus universelle et la Province jésuite du Canada? Pour analyser le contexte actuel, quatre femmes travaillant depuis longtemps avec les jésuites ont accepté de dresser un portrait global et honnête de la situation. Je remercie donc Élisabeth Garant et Jenny Cafiso, tout comme Sr. Laurence Loubières (Directrice du Service pour le discernement en commun), Maria Kelsey (Assistante pastorale à St. Pius X Parish) et Uta Sievers (anciennement au Secrétariat pour la Justice sociale et l’écologie), pour leur généreux partage.

Femmes et Église

Comme mentionné plus haut, le discours et les efforts du pape François tentent de mieux valoriser l’apport des femmes et de les inclure dans certaines instances au sein de l’Église. Soulignons par exemple la nomination récente de la xavière Nathalie Becquart comme sous-secrétaire du synode des évêques.

Malgré ces efforts, la marginalisation des femmes au sein de l’Église catholique universelle reste toutefois encore un problème, selon Mme Garant :

Le discours romain qui tend à nous assigner des appels bien délimités sans questionner la vision fondamentale qui a institué dans l’institution cette hiérarchisation entre les clercs et les laïcs, entre aussi les hommes et les femmes, reste prédominant et ne semble pas près d’être remis en cause fondamentalement.

Ainsi, souligne Sr. Loubières, dans certaines instances d’Église, comme les paroisses, « le rôle des prêtres est encore souvent survalorisé et la contribution des femmes, bien que souvent décisive dans l’animation et la vie de la paroisse, encore considérée comme périphérique ou moins importante. »

C’est ce qu’a souvent vécu Mme Kelsey, comme femme laïque travaillant dans une paroisse.

Je me souviens qu’une fois, j’assistais à la messe de 11h du dimanche, où se déroulent beaucoup de nos programmes familiaux, dont je suis responsable. Je me tenais au fond de l’allée principale et le prêtre jésuite faisait une homélie sur la vocation. Il a raconté trois histoires de vocation tirées de la Bible : toutes sur les hommes. Après la messe, j’ai dit au prêtre que j’étais déçue, parce qu’il donnait l’impression que seuls les hommes sont appelés à avoir une vocation et que la même homélie donnée à un groupe d’hommes aurait aussi dû avoir au moins une histoire de femme. Sinon, il perpétue le stéréotype selon lequel les femmes n’ont pas de vocation ou que celle-ci est secondaire. Il n’y avait pas pensé, et c’était un jésuite avant-gardiste! Parce que c’est encore une nouvelle façon de penser.

D’autres témoignages mettent en lumière, il y a quelques années encore, un climat de « service » aux jésuites à Rome, où les relations entre femmes et jésuites peuvent beaucoup varier selon les individus.

Pour Mme Garant, « alors que sur l’écologie, la pauvreté, l’immigration et plusieurs autres questions, la parole et l’engagement du Pape François interpellent la Compagnie de Jésus pour en faire plus et mieux, sur la question des femmes, le leadership revient indéniablement à la Compagnie pour aider l’Église universelle à avancer. » Comment la Compagnie de Jésus au Canada accueille-t-elle le travail et la vocation des femmes?

Les femmes et les Jésuites dans le dernier quart de siècle

Pour toutes les femmes interrogées, le travail avec les jésuites est source de consolation, tout en soulignant que le rôle des femmes doit être encore mieux reconnu. Pour plusieurs collègues féminines, souligne Mme Garant, « la Compagnie de Jésus a offert des lieux importants pour vivre notre foi dans un climat de respect, de confiance, de liberté et dans la valorisation de notre vocation de baptisées. » Elle ajoute :

La Compagnie nous a donné et nous donne une liberté appréciable pour réfléchir et dépasser les limites institutionnelles toujours importantes de notre Église. Je suis reconnaissante, particulièrement envers les jésuites de l’ancienne Province du Canada français avec qui j’ai eu davantage la chance de travailler au fil des années pour cette véritable relation égalitaire et ce partage réel de la mission.

Sr. Laurence Loubières

Sr. Loubières abonde dans ce sens : « Il me semble que la province Jésuite du Canada est ouverte à la collaboration avec les femmes et à ce qu’elles peuvent apporter pour faire grandir la mission. » En effet, les intervenantes ont toutes souligné le fait que plusieurs postes importants au sein de la Province sont désormais occupés par des femmes, qu’elles sont invitées à être membres des conseils d’administration jésuites et qu’elles s’engagent dans le processus de planification apostolique des provinces de la Compagnie. Comme le souligne Mme Cafiso, « les jésuites ont pris conscience du fait qu’ils doivent parler de manière crédible de la justice sociale, de la mise en pratique de l’Évangile, de la marche avec les exclus. Les jésuites doivent être prêts à apporter des changements radicaux au rôle des femmes au sein de la Compagnie de Jésus. »

Ainsi, pour sœur Loubières, qui vit son travail pour la Province sur un fond d’amitié spirituelle qui existe entre les jésuites et les xavières, il n’y a pas de différence dans sa manière de travailler avec des collègues masculins dans le secteur privé ou au sein de la Compagnie de Jésus.

Ce qui change en revanche c’est la connivence créée par le partage d’une même spiritualité, qui fait du travail une mission commune qui nous engage existentiellement. Mes collègues jésuites et les autres collaborateurs et collaboratrices laïcs de la Province sont pour moi des compagnons qui cherchons ensemble et de manière explicite à témoigner de Jésus-Christ au Canada au sein du corps apostolique de la Province.

Je suis touchée par la confiance qui m’est faite par la Province jésuite du Canada et par tous les collaborateurs avec qui je suis en lien. Je dispose de bonnes conditions matérielles et techniques pour travailler et je sens une grande liberté pour proposer, suggérer, entreprendre, réfléchir ensemble : c’est dynamisant. Je ne ressens pas de « cléricalisme » à mon égard qui me cantonnerait dans un rôle subalterne en tant que femme.

Uta Sievers a rencontré le P. Peter Bisson à Rome en 2008, pour un projet de plaidoyer sur l’écologie. En 2010, les jésuites du Canada anglais ont fait une retraite écologique pour toute la province (hommes, femmes, religieux, laïcs) et le P. Bisson l’a invité, tous frais payé sauf le billet d’avion.

C’était un cadeau des Jésuites canadiens pour me remercier de mon travail pour l’écologie au SJES. C’était une incroyable retraite à Guelph. Ensuite j’ai visité Toronto et j’habitais dans une communauté jésuite. J’ai créé des liens d’amitié avec les jésuites. Par exemple Dan Leckman. Il est un féministe! J’ai passé beaucoup de temps avec le Gilles Mongeau, il m’a fait visiter la ville. Je me sens comme membre honoraire des Jésuites du Canada, ils ont été très généreux à mon égard.

Les jésuites, au Canada, partagent la vie des femmes. Cela se voit : ils ont une ouverture que l’on ne retrouve pas partout.

Mme Cafiso a été inspirée par le travail et l’engagement des multiples personnes associées aux initiatives des jésuites :

Je travaille avec la Compagnie de Jésus depuis plus de 25 ans. Au cours de ces années, j’ai eu le privilège de travailler côte à côte avec des femmes et des hommes qui œuvrent chaque jour pour la justice, la paix, l’égalité et le soin de notre foyer commun. Ils le font avec courage, dévouement et une foi profonde.

Comme moi, ils ont été inspirés par l’engagement de la Compagnie de Jésus en faveur de la justice sociale. Pour certains, hommes et femmes, cela s’est traduit par la persécution, l’oppression et parfois même la mort. Lorsqu’ils accompagnent les pauvres et les exclus de la terre, ils constatent de première main que la pauvreté et l’oppression ont un visage féminin et que la paix, la justice et la réconciliation ne seront possibles que si les femmes peuvent vivre dans la dignité et avoir des droits égaux. Comme moi, elles savent qu’il reste beaucoup à faire pour apporter la justice dans notre monde, dans la Compagnie de Jésus et dans l’Église, notamment une plus grande voix et une plus grande justice pour les femmes, et pourtant elles n’abandonnent pas.

La Compagnie de Jésus universelle, 26 ans après le décret 14

Malgré ces signes encourageants au Canada, il reste encore beaucoup à faire pour que la Compagnie de Jésus universelle reconnaisse pleinement l’apport des femmes. C’est ce que Mme Garant et Mme Cafiso ont pu constater lors du Congrès international soulignant les 50 ans du secrétariat pour la justice et l’écologie de la Compagnie de Jésus qui s’est tenu en 2019.

Jenny Cafiso avec le Père Général Sosa

Lors de cet événement, le Père Général Arturo Sosa a mis au défi les participants de réfléchir « avec transparence et courage » sur « la place des femmes dans nos institutions et priorités sociales ». Ce défi faisait écho à des déclarations antérieures qu’il avait faites sur le sujet, à des déclarations similaires du pape François, sans oublier tout ce que les femmes disent depuis des années. Le père Sosa a demandé au groupe de réfléchir aux questions suivantes : quel rôle les femmes jouent-elles dans les processus de discernement et de décision pour notre mission de vie ? Quelle place ont-elles parmi les défis prioritaires d’un monde qui marginalise les femmes et d’une Église qui hésite à reconnaître leur coresponsabilité dans le leadership de la communauté des disciples du Seigneur Jésus ?

Mme Cafiso explique que les réactions à ces questions du P. Général ont varié entre l’enthousiasme, le soulagement, l’excitation, mais aussi le pessimisme et la peur.

Cette réaction mitigée reflète la réalité que nous vivons au sein de la Compagnie de Jésus, de l’Église et de la société en général. Si nous jetons un « long et affectueux regard » sur le monde d’aujourd’hui, nous constatons que la pauvreté, l’exclusion et l’oppression ont un visage féminin.

De même, lors de cet événement, Mme Garant a compris que « le potentiel transformateur du décret 14, vécu avec conviction par des jésuites, suscitait au sein de la même Compagnie de Jésus une crainte pour un nombre important de jésuites et que la pression a été forte pour que ce décret reste sans suite majeure dans la vie de la Compagnie, même s’il a eu des conséquences réelles et importantes dans la vie de personnes, jésuites et collaboratrices (collaborateurs aussi probablement). »

J’ai pu sentir la tension que ce décret générait dans la Compagnie lors de la rencontre continentale d’apostolat social de Denver en 2008 lorsque j’ai osé remettre cette question au cœur des échanges et que la discussion a été rapidement close par des personnes en autorité de l’époque. De même, j’ai senti cette crainte, moins forte, mais présente encore en novembre 2019 à Rome lorsque les collaboratrices participantes ont demandé d’avoir un entretien à huis clos avec le Père Arturo Sosa et lors de l’annonce qu’il autorisait un processus de Commission sur la question des femmes au sein de la Compagnie aujourd’hui.

Aujourd’hui, 26 ans après le décret 14 sur la place des femmes, il faut encore exiger des changements de structures et d’attitude qui génèrent la peur et qui sont douloureux, il faut exiger aussi un effort concerté pour éliminer le cléricalisme dans la Compagnie de Jésus et dans l’Église dans son ensemble, démarche entreprise déjà par les Jésuites du Canada. Mais cela ne se fera pas aisément. « Tant que le changement sera perçu comme une perte de pouvoir, plutôt que comme l’accomplissement de notre mission de foi qui fait justice et qui nous rendra libres, la peur et la résistance prévaudront », prévient Mme Cafiso.

Toutefois, la Compagnie de Jésus est sur la bonne voie pour reconnaître réellement la contribution de ses collègues féminines. Le 8 mars dernier, le Père Général a créé une commission sur le rôle et les responsabilités des femmes dans la Compagnie de Jésus. La commission doit notamment « évaluer l’appropriation du Décret 14 de la 34e CG dans un monde qui a changé depuis 1995 et vérifier jusqu’à quel point la coresponsabilité, la collaboration et l’inclusion des femmes dans la planification apostolique ont été promues. » Au bout de trois ans, elle devra remettre un rapport qui proposera, entre autres, des changements à apporter à la formation et la structure de la Compagnie.

Aller plus loin, ensemble

Maria Kelsey avec le Dr Andrew Furey, fondateur et PDG de Team Broken Earth, et l’un de ses anciens étudiants.

Comment faire donc pour aller dans la direction souhaitée par le P. Sosa, vers un partage des responsabilités, mais surtout du pouvoir et du contrôle de la mission? Les entrevues ayant été réalisée avant l’annonce du P. Général, les femmes interviewées ont proposé leurs propres solutions, qui incluent toutes la participation active des femmes. Elles soulignent également que dans le contexte d’une difficile renonciation au cléricalisme et à ses manifestations multiples dans l’Église, il est important que les jésuites acceptent de continuer à vivre la tension entre la fidélité à l’Église et la capacité de lire les signes des temps, dont celui de l’expérience des femmes. « Il est essentiel que nous puissions compter sur une parole courageuse de la part de la Compagnie en ce qui a trait à la situation des femmes dans la société, mais aussi dans l’Église », a écrit Mme Garant.

Pour Mme Kelsey, le fait que le P. Erik Oland ait reconnu les femmes comme des personnes marginalisées a été une importante étape. Elle souhaite désormais qu’il y ait une rencontre entre l’administration provinciale et les collaboratrices des jésuites pour mettre en place des mesures qui permettront de mieux inclure les femmes au sein de la Province. Il faut montrer que c’est une priorité, selon elle :

Il doit y avoir un suivi avec les apostolats, pas que des recommandations. Il faut demander aux pasteurs par exemple : que faites-vous à ce sujet? Qu’allez-vous faire? Qu’est-ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas? Quelles leçons pouvons-nous en tirer pour la prochaine étape ?

La recommandation de Mme Cafiso va dans le même sens : il faut être capable de faire une analyse genrée du contexte et de donner une réponse genrée.

Notre « long regard affectueux » sur le monde doit avoir les yeux pour voir comment les femmes sont affectées de manière disproportionnée par l’injustice et l’exclusion, et il doit avoir les outils pour développer une réponse apostolique genrée qui contrebalance l’inégalité entre les hommes et les femmes. C’est une tâche qui incombe non seulement à l’apostolat social, mais aussi à tous les apostolats des jésuites, qu’ils soient éducatifs, pastoraux ou spirituels.

La Compagnie de Jésus, en tant qu’ordre religieux masculin, est-elle équipée pour cette tâche ? Je crois que c’est seulement dans la mesure où elle vit pleinement son propre engagement pour la justice sociale et l’accompagnement de ceux qui vivent en marge de la société, non pas comme un service, mais comme une coresponsabilité.

Ce que nous avons appris, souvent avec beaucoup de difficultés (il suffit de demander à nos frères et sœurs des Premières nations), c’est que nous ne pouvons pas parler d’accompagnement et encore moins de justice sociale, si ceux qui sont marginalisés ne sont pas à la table où se fait le discernement, où les questions sont discutées et les décisions prises, où les plans apostoliques sont élaborés, où les décisions sur l’allocation des ressources sont prises, où les stratégies d’éducation des jeunes ou la direction spirituelle sont développées. Ces processus doivent inclure les femmes et, en particulier, les femmes autochtones, les femmes de couleur, les femmes de la classe ouvrière, les filles. En outre, les processus doivent être basés sur la transparence, la participation et la coresponsabilité — pour reprendre le mot lancé par le Père Sosa.

Mme Garant, suggère également qu’il faut déplacer le point central de notre engagement, nous resituer continuellement dans une mission qui est d’abord et avant tout celle de Dieu-e (ce qui a été mis en évidence notamment lors de la 36e Congrégation générale).

Nous ne devons jamais cesser de contester la détention du pouvoir et les structures qui sont oppressantes, qui nous empêchent de faire éclater la vie en abondance, qui nous empêchent d’être pleinement dans la mission. Mais nous le savons, l’audace de la Compagnie sur ces questions dépendra toujours de la persévérance des femmes et de leurs alliés qui croient à la valeur de cette collaboration.

En en ce sens, il faut souligner dans le processus de mise en place de la Commission, le processus inspirant de la Compagnie de Jésus en Amérique latine qui a demandé aux femmes de nommer les représentantes à présenter au Père général. Une manière de procéder qui est le fruit d’un processus qui est amorcé depuis plus de deux ans au sein de la CPAL sur l’enjeu de la reconnaissance et de la manière de travailler au sein des œuvres et de la Conférence en prenant en compte l’enjeu des femmes et une analyse féministe. Il faut aussi souligner que des Provinces ont déjà mis en place leur commission provinciale dès l’annonce de cette démarche par le Père Sosa.

Pour Sr. Loubières, la crise sanitaire actuelle peut peut-être aider à créer ces conditions d’émergence d’un nouveau visage d’Église, puisqu’elle nous donne « une chance à saisir pour imaginer une Église de demain plus inclusive, moins cléricale, plus consciente de sa fragilité, mais aussi plus créative et attentive à être ferment de communion partout où elle se trouve, à commencer par la manière dont elle considère et intègre les femmes actives en son sein. »

En conclusion, bien que les dernières décennies aient été encourageantes par rapport à l’inclusion des femmes au sein de la Compagnie de Jésus, le cheminement vers un véritable partage des responsabilités continue. C’est un dialogue qu’il faut continuer d’avoir.

 

 

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