In Memoriam

Le frère Jacques Dubé est décédé à l’infirmerie de la résidence de Richelieu, à 14 h 30, le 16 juillet 2020, à l’âge de 89 ans et après 65 ans de vie religieuse. Son état physique s’était lentement détérioré depuis un bon moment, au point où il ne pouvait plus se déplacer seul; mais il est demeuré lucide jusqu’à la fin.

Né à Montréal, le 7 avril 1931, il avait choisi d’être frère dans la Compagnie après avoir fait ses études secondaires au Collège Sainte-Marie de Montréal. Il entra d’abord au postulat en décembre 1954 et il fut admis au noviciat le 13 mai 1955. Après avoir prononcé ses premiers vœux, il demeura un an à la maison du noviciat, qu’on appelait encore le Sault-au-Récollet, comme assistant du cuisinier et adjoint du frère infirmier. C’est là qu’il révéla ses talents de pâtissier qu’on mettra plus tard à contribution. De 1958 à 1960, il fit partie de l’équipe de frères que le père Paul-Émile Papillon avait constituée pour l’école apostolique destinée à la formation de futurs frères et qui était située à Jacques-Cartier, annexée maintenant à Longueuil. Jacques était cuisinier et infirmier pour une communauté de 12 jésuites et d’une trentaine de candidats.

Jacques a vécu de nombreuses années dans deux communautés : à Saint-Jérôme, à deux reprises (de 1960 à 1972 et de 1986 à 1988) et au Centre Vimont, la résidence rattachée au Collège Brébeuf, à deux reprises également (de 1972 à 1987 et de 1993 à 2012). À Saint-Jérôme, il fut le responsable de la cuisine durant cinq ans et chargé de l’infirmerie durant sept ans. En 1972, il demanda d’étudier en arts. Le provincial lui permit de s’inscrire au Collège Brébeuf et il suivit la formation en arts plastiques qui lui permit d’obtenir le diplôme du cours collégial en 1974. Il travailla ensuite, comme collaborateur technique, au département des arts plastiques du collège tout en étant l’infirmier de la communauté. Il a aussi été ministre et économe durant cinq ans (de 1988 à 1993) à la communauté des étudiants jésuites de l’avenue Gatineau, à Montréal.

En mai 2012, au moment de la fermeture du Centre Vimont, il se joignit aux membres de sa communauté qui vinrent demeurer à Richelieu. Ses compagnons de l’infirmerie, aussi bien les Oblats que les Jésuites, gardent de lui l’image d’un être souriant et paisible qui parlait peu. Le provincial avait souligné, dans la lettre qu’il lui avait écrite pour son jubilé de vie religieuse, qu’il savait « mettre de la beauté et de la joie » dans les communautés où il a vécu.

Le frère Dubé était très attaché aux membres de sa famille, particulièrement à sa sœur Colette, qui avait été supérieure générale des religieuses de Sainte-Anne et qui est décédée quelques mois avant lui. En raison de la pandémie, les funérailles de Jacques sont reportées en août ou septembre.

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