In Memoriam

Vidéo: Messe Commémorative pour le Pere Michailidès

Le père Demetrius MICHAILIDÈS est décédé à l’infirmerie de Richelieu dans la soirée du 25 juin. Il souffrait depuis longtemps de divers problèmes de santé et il est mort des suites d’une insuffisance rénale. Il avait rejoint la communauté jésuite de la résidence de Richelieu en juillet 2016. 

Demetrius (Dimitri, comme on le nommait habituellement) est né au Caire (en Égypte), de parents d’origine grecque, le 7 novembre 1928. Il fit ses études secondaires au Lycée Franco-Égyptien, à Héliopolis, et il obtint, au terme de ses études, le baccalauréat français, en 1947. Cette même année, il quitta l’Égypte pour venir au Canada en vue de suivre la formation universitaire donnée en agronomie, à l’abbaye cistercienne d’Oka. En avril 1948, il demanda à être accueilli dans l’Église catholique, alors qu’il avait reçu le baptême dans l’Église grecque orthodoxe. Après avoir complété la troisième année d’études en agronomie, il décida de devenir jésuite et il entra au noviciat de la Compagnie de Jésusà Montréal, le 14 août 1950.  

Après ses premiers vœux, icommença immédiatement l’étape de la philosophie. Il étudia un an (1952-53) au Collège de l’ImmaculéeConception, à Montréal, et deux ans (1953-55), au scolasticat de la Compagnie, à Toronto. Il suivit aussi des cours en philosophie médiévale au St Michael College dont il avait reçu une M.A.    

En régence, il enseigna la philosophie, de 1955 à 1958, au Collège Sainte-Marie de Montréal. Durant cette période, il suivit des cours en éducation, tous les étés, à la Fordham University de New York.  Sur le point de terminer sa régence, il demanda au provincial de l’époque de faire une quatrième année de régence et de se rendre en Éthiopie pour y enseigner la philosophie à l’université fondée par la Compagnie, parce qu’il avait le désir de se consacrer aux missions au terme sa formation.  

À son retour d’Éthiopie, Dimitri commença l’étape de la théologie au Collège de l’Immaculée-Conception. À la fin de la première année, au printemps 1960, le provincial décida de l’envoyer poursuivre ses études au scolasticat de Fourvières, en France, parce qu’il serait destiné à la vice-province du Proche-Orient où il y enseignerait la théologie. Après avoir terminé la licence en théologie, il fut ordonné prêtre dans le rite oriental, à l’église Saint-Julien-le-Pauvre, à Paris, le 9 juin 1963. Il fit le troisième an, à Saint-Jérôme, en 1963-64. Puis il entreprit des études doctorales en théologie à l’Université de Strasbourg, qu’Il termina en 1968 avec un doctorat en sciences religieuses et qu’il compléta l’année suivante avec le doctorat d’État.  

Tout en poursuivant ses études en France, il enseigna la théologie dogmatique à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, en Belgique et à New York. Il fut quelques temps doyen de la Faculté de théologie, à Beyrouth. En 1974, il obtint de revenir au Canada et de faire partie de la Province du Canada français. Il remplit durant un an (en 1974-75) la fonction de théologien expert à la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). Il travailla, durant une quinzaine d’années, à la fonction publique du gouvernement du Québec jusqu’à ce qu’il bénéficie d’une retraite anticipée, au début des années ’90, en raison de sa quasi-cécité. Il occupa ses années de retraite à des activités de bénévolat. 

Le P. Michailidès n’avait qu’un frère, qui est décédé sans avoir eu d’enfants. Il avait quelques amis proches, dont le Dr SamiKhaliféM. Bernard Goyer qui lui rendaient régulièrement visite à la résidence de Richelieu. En raison de la pandémie, la messe des funérailles est reportée en août ou septembre. 

Retour haut de page
Tweetez
Partagez
Enregistrer