La semaine dernière, à l’occasion du 28e anniversaire de sa mort, s’ouvrait officiellement à Rome la cause de la béatification et de la canonisation du P. Pedro Arrupe, SJ, 28e supérieur général de la Compagnie de Jésus. Le P. Pascual Cebollada, SJ, postulateur de la cause du P. Arrupe, a invité toutes les communautés jésuites « à célébrer l’Eucharistie le mardi 5 février, au moment qui leur convient, en action de grâce pour la vie de notre ancien supérieur général à l’occasion du 28e anniversaire de sa mort ».

Cette première phase, qui pourrait durer deux ou trois ans, consiste à compiler les écrits, à entendre les témoignages sous serment et à évaluer l’information recueillie. Ensuite, la documentation sera envoyée à la Congrégation pour les causes des saints. De là, la cause pourrait avancer rapidement, surtout s’il n’y a pas d’objections théologiques et que le P. Arrupe jouit de ce que l’Église appelle « la renommée de la sainteté » (vénéré comme une personne sainte) et s’il y a un miracle attribué à son intercession.

Né en Espagne en 1907, le P. Arrupe est entré chez les Jésuites en 1927. Ordonné prêtre en 1936, il s’installe au Japon en 1938 pour travailler comme missionnaire. Il a été supérieur général des Jésuites de 1965 à 1983 et est décédé le 5 février 1991.

Son influence sur la Compagnie se manifeste dans les innombrables apostolats, résidences et autres initiatives jésuites et non jésuites qui portent son nom aujourd’hui, ainsi que dans les nombreuses phrases et paroles qui lui sont attribuées (pas toujours correctement d’ailleurs). Son célèbre discours de 1973 aux éducateurs et étudiants jésuites, « Des hommes pour les autres », est devenu un document de référence central pour l’éducation jésuite.

Son engagement en faveur de la justice l’a amené à créer le Service jésuite pour les réfugiés, qui sert aujourd’hui les réfugiés et autres personnes déplacées de force dans 52 pays.

Arrupe à Quito, Équateur

« Quand les gens le rencontraient, quand ils lui parlaient, quand ils écoutaient ce qu’il avait à dire, quand ils priaient avec lui, ils ressentaient quelque chose de spécial. Il avait une merveilleuse qualité religieuse et spirituelle, dit le P. Cebollada du P. Arrupe. C’est pourquoi les gens, quand ils le rencontraient, disaient : “C’est un saint, c’est quelqu’un d’extraordinaire. Il y avait en lui quelque chose que nous appelons “la familiarité avec Dieu. » [Sources : America magazine, Crux]

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