Le 25 janvier dernier, notre compagnon John Meehan a accordé un long entretien à l’animateur Jean-Philippe Trottier dans le cadre de l’émission En dialogue, sur les ondes de Radio VM. Nous en présentons ici les grands lignes.

Installé à Montréal depuis septembre dernier, John Meehan SJ est le recteur de l’église du Gesù, de même que le directeur intérimaire du Newman Centre de l’Université McGill. Peu après son arrivée dans la métropole, il nous avait accordé une courte entrevue sur sa trajectoire spirituelle et ses premières impressions sur sa ville d’adoption. Dans l’entretien radiophonique qu’il vient d’accorder à Jean-Philippe Trottier, John Meehan nous permet de mieux le connaître. Il revisite sa jeunesse à Antigonish, en Nouvelle-Écosse, ses deux séjours en France, d’abord en Provence, ensuite dans une communauté de L’Arche. Puis son parcours universitaire et intellectuel, lui l’historien polyglotte qui se destinait à une carrière de… diplomate. Et qui rêvera ensuite de devenir missionnaire en Chine.

Il évoque aussi sa quête spirituelle, son ouverture précoce au dialogue œcuménique et interreligieux, sa vocation jésuite et ses premiers apostolats, que ce soit auprès des itinérants ou des prisonnier. L’entrevue accorde une place de choix à son engagement auprès des Autochtones, en amont comme en aval de sa nomination à titre de président de Campion College, à Regina. Interpellé par l’appel en faveur de la réconciliation qui émane des travaux de la 35e congrégation générale de la Compagnie de Jésus, ému par les travaux de la Commission de vérité de la réconciliation, il raconte avoir vécu des expériences radicalement transformatrices auprès des Autochtones, au cours de ses années en Saskatchewan.

« Les Autochtones m’ont touché, m’ont converti », lance John Meehan à l’animateur Jean-Philippe Trotttier. Il a vécu auprès d’eux une mission inversée, alors qu’ils lui ont enseigné un rapport plus harmonieux avec la Création, une façon plus juste de résoudre les conflits, un rapport plus sain avec la nature, avec la mort et avec le temps. John a trouvé chez les Autochtones une spiritualité et des rituels d’une grande richesse. Cette expérience l’a incité à mieux comprendre les réalités autochtones et il a tâché de faire de la connaissance de ces réalités l’une de ses priorités, en tant que pasteur d’une part, mais aussi et surtout en tant que président d’un collège universitaire jésuite.

On peut écouter cette entrevue dans son intégralité ici.

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